Agenda

Information : le prochain conseil municipal prévu le jeudi 3 avril a été reporté. Il devrait se tenir avant le 15 avril. Ordre du jour : vote du budget.


Conseil municipal du 20 mars 2008

Ce conseil municipal était convoqué pour élire les commissions et procéder par vote à la désignation des membres du conseil à des organismes extérieurs.

Déclaration de Guy Mouney : Explications de vote

Nous allons désigner des représentants à des organismes dont le fonctionnement est nécessaire à la vie de la commune et de ses habitants. Mais un certain nombre de ces organismes ne servent pas comme ils le devraient les intérêts de la population et le mandat que l’on donne aux représentants de la commune devrait être préalablement défini.
C’est le cas par exemple pour le syndicat intercommunal des eaux. L’objectif premier devrait être aujourd’hui la re municipalisation du service de l’eau, qui devrait être traitée comme un bien public et non source de profits. C’est le cas aussi pour la SAERP (société d’aménagement et d’équipement région parisienne), ou le SAF 94. La priorité devrait être la construction de logements sociaux. C’est le cas encore de la commission de délégation de service public. Il est temps de cesser de déléguer le service public aux intérêts privé. On pourrait rajouter à cela le ramassage des ordures ménagères, bien des travaux d’entretien de la voirie ou des parcs et jardins qui permettent à des entreprises privées de tirer profit de l’argent public. Cette orientation doit être remise en cause. Ce n’est que dans ce sens là que je pourrai me prononcer sur la désignation des représentants de la commune.

Compte tenu de l’absence de ces engagements dans les programmes défendus lors de la campagne électorale, je ne pourrai approuver la totalité des désignations, je m’abstiendrai donc sur les votes pour un certain nombre d’organismes.


Difficile apprentissage de la démocratie locale par la Mairie

La liste Unis pour les Luttes sociales et les Solidarités ne pourra pas s’exprimer sous son nom dans le prochain numéro du BMO, le journal municipal d’Alfortville. Explication.

Le début de ce mandat est l’occasion pour la Mairie de se mettre en conformité avec la loi du 27 septembre 2002 sur la démocratie locale. Celle-ci prévoie que les membres de l'opposition, au sein d'un conseil municipal, puissent s’exprimer dans le journal édité par la Mairie. Une tribune de quelques lignes a donc été proposée à notre liste. Le mercredi 19 mars, notre élu Guy Mouney transmet notre texte au service compétent de la Mairie. L’intitulé du texte est Unis pour les Luttes Sociales et les Solidarités. Liste soutenue par Lo, la LCR et des militants du PCF. A cette occasion, il lui est signifié que ce titre pourrait poser problème. Notre élu précise immédiatement que nous pourrons le modifier si nécessaire, à condition d'être prévenus à temps.

Le lendemain, après plusieurs appels téléphoniques, nous apprenons que la Mairie a changé d’autorité l’intitulé de notre tribune pour la remplacer par « Guy Mouney, élu lutte ouvrière ». Malgré nos protestations, on nous affirme que cet en-tête ne changera pas, qu'il en est ainsi pour tous les courants politiques représentés au conseil. Notre élu demande alors au moins à pouvoir changer le texte de l'article, pour rendre compréhensible par le lecteur la référence à "la liste". Nouveau refus, cette fois-ci parce que les délais d'impression ne le permettraient plus.

Cette attitude est doublement inacceptable :

  • Le minimum aurait été, comme nous l'avions demandé, d'être prévenu en cas de modification de la tribune.
  • Et d’autre part, il n'est pas compréhensible qu'on ne nous ait pas permis de changer le contenu de notre texte de "la tribune libre" . En tout état de cause, il était impensable que notre élu, qui certes appartient bien à Lutte Ouvrière, ne précise pas qu’il représente une liste d’union soutenue à la fois par Lutte ouvrière, la LCR et des militants du PCF. A défaut de figurer dans l'intitulé, cette notion aurait du apparaître au moins dans le texte en lui même.

La Mairie affirme, à présent, que nous pourrons nous rattraper dans le prochain BMO. Nous en prenons note.

Cliquer sur l'image pour voir la lettre envoyé à la mairie.



Conseil municipal du 14 mars 2008 convoqué pour l’élection du maire et des adjoints

Déclaration de Guy Mouney, conseiller municipal, élu de la liste unis pour les luttes sociales et les solidarités, soutenue par lutte Ouvrière, la LCR, des militants du PCF.

Les électeurs qui ont voté pour la liste « Unis pour les luttes sociales et les solidarités », que j’ai conduite, ont tenu à affirmer de cette manière leur protestation contre la situation de plus en plus insupportable que doivent affronter les milieux populaires.
J’y associe aussi les voix qui se sont portées sur les deux autres listes d’extrême gauche.

Je souhaite donc remplir mon mandat en m’efforçant de faire entendre la voix des travailleurs, des mal logés et des plus démunis qui sont victimes des attaques du patronat, des nantis et du gouvernement à leur service.

Les représentants des partis de droite qui siègent à ce conseil se situent dans le soutien aux politiques antisociales menées au gouvernement depuis plusieurs années. Or les problèmes que rencontrent les habitants d’Alfortville en sont la conséquence directe .

Mais je n’apporte pas pour autant ma voix au député maire René Rouquet dont le programme qu’il a défendu lors de ces élections municipales reste dans la continuité de ses mandatures précédentes. « Un art de vivre ensemble » ne prend pas suffisamment en compte les difficultés quotidiennes liées à la baisse du pouvoir d’achat, au chômage, à la crise du logement, qui sont celles de la majorité de la population.

Je suis tout à fait conscient que tout ne peut pas être réglé au niveau d’une commune, que les communes subissent les politiques des gouvernements qui leur transfèrent des charges mais pas les moyens, et contribuent de ce fait à les mettre en état d’asphyxie.

Malgré tout une commune peut avoir une politique qui vise à s’opposer aux régressions sociales et à protéger les plus pauvres.

C’est pourquoi j’appuierai dans ce conseil municipal les mesures qui iront dans le sens de l’intérêt des travailleurs et des petites gens, mais je m’opposerai à celles qui iront en sens contraire.

Résultats des municipales à Alfortville

La liste :

UNIS POUR LES LUTTES SOCIALES
ET LES SOLIDARITES

Soutenue par LUTTE OUVRIERE, LA LCR et des militants du PCF.


a obtenu : 650 voix, soit

5,29% des suffrages exprimés,

un élu, Guy Mouney


Nous remercions toutes celles et tous ceux qui par leur vote ont permis l'élection de Guy Mouney.

Celui-ci sera le porte parole des travailleurs et des plus démunis au Conseil municipal et un point d'appui pour leurs luttes.

vous pouvez nous contactez à : unisa.alfortville@gmail.com

Unis pour les luttes sociales et les solidarités

Cest le nom que nous avons voulu donner à notre liste, parce qu’un des enjeux des élections municipales, le 9 mars prochain, à Alfortville comme ailleurs, sera d’exprimer la révolte de toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de voir leur situation se dégrader à cause du chômage, de la précarité, de l’insuffisance de leurs revenus alors que les prix des produits ou des biens les plus nécessaires flambent.

Cette situation, nous ne pensons pas qu’elle soit une fatalité. Elle résulte de la politique que mènent depuis des années des gouvernements dont la seule préoccupation a été de servir les intérêts du grand patronat et des plus riches. Qu’ils soient de droite ou du Parti socialiste. La pauvreté s’est accrue dans le même temps que les profits des sociétés cotées à la Bourse ont battu des records, les services publics se sont dégradés alors que les privilégiés se sont vu accorder toujours plus de moyens de réduire leurs impôts ou leurs cotisations sociales.

L’unique objectif des réformes que veulent aujourd’hui mener à terme les Sarkozy, Fillon et Parisot du Medef, c’est de réduire à la précarité l’ensemble du monde du travail pour tirer tous les salaires à la baisse, empêcher les couches populaires de défendre leurs droits à profiter des richesses qu’elles sont les seules à créer, leur droit à une existence digne, tout simplement.

Retraites, temps de travail, garanties d’emploi et de salaire, tous les acquis sociaux qui limitaient la rapacité des classes possédantes et qu’avaient gagnés les générations précédentes par leurs luttes, sont aujourd’hui menacés. Nous ne voulons pas « travailler plus » et plus longtemps pour gagner moins.

Nous sommes partie prenante de toutes les luttes par lesquelles les travailleurs, avec ou sans emploi, s’opposent à une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie. Nous voulons agir localement pour que ces luttes puissent se développer et converger dans un mouvement d’ensemble, seul à même de stopper la régression sociale, d’imposer l’interdiction des licenciements, l’embauche massive dans les services publics, l’augmentation générale des salaires et des minima sociaux afin que personne ne puisse vivre avec moins de 1500 euros nets par mois.

Solidarité, parce que nous ne voulons pas non plus que ceux parmi nous qui n’ont pas les droits les plus élémentaires de citoyens parce qu’ils n’ont pas de papiers, continuent à être en butte aux rafles policières et au mépris des autorités. Parce que nous défendons le droit de tous à un logement, à des papiers et aux droits qui leurs sont liés.

Ce combat, nous le mènerons bien évidemment aussi pour tout ce qui concerne la commune d’Alfortville. Nos élus, se feront les relais des mobilisations sociales comme de l’exigence légitime des habitants d’Alfortville à une existence digne et à l’amélioration de leur cadre de vie face à une municipalité qui a tant de fois montré son mépris à l’égard des plus pauvres.

Nous ne prétendons pas pouvoir changer les choses à nous seuls, nous avons besoin au contraire de votre soutien, mais aussi de vos initiatives, de vos idées, de votre volonté de faire vivre une démocratie réelle et transparente, de faire entendre la voix et les exigences de tous ceux qui ne peuvent compter que sur leur travail pour vivre, sur leur solidarité et sur leur dignité pour résister.




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"Unis pour les luttes et les solidarités"<<<







>>>Nos candidats<<<

Qu’attendre des élections municipales ?

Les principaux problèmes auxquels nous sommes confrontés : le chômage, l'insuffisance des salaires, ne résultent absolument pas de la gestion municipale. Les municipalités subissent, comme les salariés, la toute puissance des groupes industriels et financiers qui du jour au lendemain, peuvent fermer ou délocaliser une entreprise condamnant ainsi à mort une ville.
Aucune municipalité ne peut non plus suppléer aux défaillances de l'État lui-même. Les gouvernements prétendent décentraliser, mais les mesures de décentralisation consistent en général en ceci que l'État se décharge de ses responsabilités au profit des collectivités locales à différents niveaux, mais sans jamais donner à celles-ci les moyens financiers de les assumer. La conséquence en est l’augmentation des impôts locaux.

Mais, les élections municipales étant les élections les plus locales, les conseillers municipaux sont, de tous les élus, ceux qui sont les moins éloignés de leurs électeurs.

Malgré :
  • le système économique et social fondamentalement injuste,
  • les étroites limites juridiques dans lesquelles sont enfermées les municipalités, qui sont subordonnées à l'État central, le préfet pouvant même annuler certaines de leurs décisions, le Conseil municipal a le pouvoir de faire des choix qui peuvent améliorer ou, au contraire, aggraver les conditions d'existence des classes populaires.

C'est pourquoi il est important qu'il y ait des élus qui puissent réellement faire entendre la voix de la population la moins favorisée.

Handicapés, valides, l’égalité maintenant !

Pour que l’égalité des personnes handicapées et valides soit assurée, notre liste considère les propositions suivantes comme indispensables :

  • L’application effective de la loi de 1987, qui impose un minimum de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés.
  • La mise à disposition de vrais emplois pour les handicapés aptes à travailler, et non des emplois en établissement et service d’aide par le travail (ESAT) ou en ateliers protégés (entreprises adaptées)
  • L’application de la loi de 11 février 2005 créant les commissions communales d’accessibilité.

Les droits suivants doivent être respectés :
  • Droit à un revenu décent
  • Droit à la culture
  • Droit à une scolarité normale et adaptée à chaque type de handicap qu’il soit moteur, intellectuel ou sensoriel.

Les retraités en ont assez

Les retraités et les personnes âgées subissent de plein fouet l’augmentation du coût de la vie et principalement des loyers. Ils sont bien souvent contraints de rester dans des logements insalubres et sans ascenseur. Ces logements nécessiteraient de la part de la ville l’application immédiate de l’obligation de rénovation qui incombe aux propriétaires de ces immeubles et des aides à la rénovation.

L’accès à une maison de retraite prise en charge par la sécurité sociale devient de plus en plus difficile et nous ne pouvons que nous étonner de la politique, de la mairie d’Alfortville. En 2005 la résidence de personnes âgées Grünebaum-
Ballin de l’OPAC au grand Ensemble a été vidée de ses occupants et passée au bulldozer, alors que les logements étaient en très bon état. Il y avait urgence à construire une maison de retraite médicalisée paraît-il. Trois ans plus tard, le terrain vague est toujours à l’abandon. On a trouvé l’argent pour démolir une résidence qui pouvait encore servir et maintenant on va nous dire que ce n’est pas si simple de reconstruire. Mais surtout il y a derrière cela une politique qui vise à confier à des sociétés privées qui veulent faire de l’argent la gestion de logements pour personnes âgées à desprix qui relèvent du racket.

Solidarité avec les sans papiers

25 000 expulsions. C’est le sinistre objectif que s’est fixé le gouvernement. Un chiffre que Sarkozy veut augmenter. Il faut bien répondre aux attentes du Front National et de la droite raciste et xénophobe. Pour atteindre son but, le gouvernement veut augmenter le nombre de centre de rétention, véritables prisons pour « délit » de papier. On y enferme des enfants, et parfois même des nouveaux nés. Un nouveau centre est d’ailleurs prévu sur les terrains de l’aéroport d’Orly.


Ces sans papiers que l’on traque, vivent autour de nous, avec nous et travaillent depuis des années en France. Ils paient souvent des impôts, et leurs enfants, dont beaucoup ne parlent que le français, côtoient les nôtres à l’école. Comme des millions de nos aïeux, ils sont venus ici pour fuir la guerre ou la misère.


Pourtant, ils n’ont aucun droit au logement, aux aides sociales ni à aucune autre allocation. Mais surtout ils vivent dans l’angoisse permanente de voir en un jour s’écrouler tous leurs espoirs. Nombreux sont ceux qui ont fui une oppression politique et qui risquent, s'ils sont expulsés dans leur pays d’origine, de se retrouver en prison, parfois même d’être torturés.


Leur vie est maintenant en France, et ils n’aspirent qu’à y rester et s’y intégrer. Sur Alfortville, à de nombreuses reprises, des parents d’élèves, des enseignants, soutenus par le Réseau Education Sans Frontière (RESF) se sont mobilisés contre l’expulsion de parents sans papiers et pour la régularisation de ces familles. Encore récemment, sur le collège Henri Barbusse, les parents, enseignants et élèves se sont mobilisés contre les menaces d’expulsion à l’encontre du père sans papiers d’un élève en manifestant devant la préfecture.


Nos élus s'engageront dans la bataille pour :

  • L’arrêt des rafles au faciès.
  • Le soutien à la lutte de tous les sans papier pour leur régularisation.
  • La fermeture des centres de rétention et contre le projet sur l’aéroport d’Orly.
  • L’égalité des droits entre français et immigrés
  • Le droit de vote et d’éligibilité des immigrés à toutes les élections à commencer par les municipales.

Petite enfance et scolarité

La possibilité d’accueil des enfants en bas âge dans une crèche municipale, familiale ou départementale se limite, actuellement, à 324 places (154 places municipales et 170 places départementales). Malgré l’ouverture rue Marcellin Berthelot d’une nouvelle crèche, cela reste insuffisant. Les immeubles poussent comme des champignons, la population de la ville augmente mais les équipements sociaux ne suivent pas.


C'est pourquoi nous nous battrons :

  • Pour un service public de la petite enfance, gratuit et accessible à tous.
  • Pour l’ouverture de places dans les crèches municipales en nombre suffisant.
  • Pour l'ouverture de classes supplémentaires en maternelle, primaire et la création d'un quatrième collège.

L’eau est un bien commun

L'UFC que choisir pointait récemment du doigt le coût exorbitant de l'eau dans les communes qui ont confié leur gestion aux entreprises privées. La différence est en moyenne de 27% au profit des communes qui sont en régie publique. À Alfortville, comme dans 144 villes adhérentes au syndicat des eaux d'Ile de France(SEDIF), c'est le puissant groupe Véolia qui gère l'eau. Et la région parisienne bat tous les records pour ce qui est des prix. L'eau y est plus chère qu'à Paris.

Il est urgent de se réapproprier ce bien précieux qui ne doit pas être l'objet d'une exploitation capitaliste. Il faut permettre à chaque citoyen de payer un prix juste, et non de rémunérer une poignée d'actionnaires. Il faut aussi répondre à l'urgence écologique et amener les entreprises à consommer moins d’eau. Pour l’instant, ces dernières bénéficient de tarifs préférentiels lorsqu’elles la consomment en grande quantité. Il faut permettre à chaque citoyen d'avoir accès à une eau de qualité à un tarif unique et modéré partout en France. C'est précisément ce que ne peuvent pas proposer des groupes privés qui voient leurs bénéfices augmenter au rythme de l'épuisement de nos ressources naturelles.

En 2010, le contrat qui lie le SEDIF à Véolia arrive à échéance. Il sera alors temps de proposer une alternative de service public pour assurer la distribution de l'eau. La politique que nous défendrons au sein du conseil municipal, c'est la remunicipalisation. L'eau n'est pas une marchandise, arrachons la des mains des entreprises

Logement : main basse sur la ville

Le manque de logements sociaux atteint des proportions dramatique dans tout le pays.
A Alfortville 1800 familles sont en attente de logements HLM. Beaucoup doivent s’entasser dans de sordides hôtels meublés pour des prix très élevés.

Et pourtant la municipalité prévoit la destruction de plus de 500 logements dont une bonne partie aux Alouettes. On nous promet des reconstructions, mais les appartements y seront vraisemblablement à des prix prohibitifs pour les plus pauvres. Au lieu de dynamiter des immeubles, il serait certainement plus avantageux de les rénover et de réaménager l’environnement.

Les jeunes ne trouvent pas à se loger : avec le bas niveau des salaires actuels, avec l’emploi précaire, comment débourser des loyers qui atteignent les 1000 euros par mois.

  • Il faut stopper la spéculation immobilière qui se traduit par une politique de construction d’immeubles résidentiels chassant les plus démunis toujours plus loin.
  • Le logement doit être une priorité nationale passant avant tout le reste.
  • Il faut rénover les cités qui sont en train de se dégrader et il faut cesser de considérer les locataires comme des délinquants ou des casseurs.

Il y a urgence à se préoccuper sérieusement de l’habitat pour permettre à tous d’être logés et de vivre dans des conditions correctes et à des prix modérés !

Notre cadre de vie

Les cités s’enlaidissent, les immeubles se dégradent doucement par manque d’entretien, les espaces verts sont abandonnés, les détritus s’entassent autour des poubelles qui encombrent les accès à nos bâtiments, les rues sont pleines de trous. Voilà le cadre de vie auquel nous sommes relégués. Mais le square devant la mairie qui n’en avait que très peu besoin a été refait à grand frais…

Beaucoup en ont assez de ce mépris !

Unis pour les luttes sociales et les solidarités

C’est le nom que nous avons voulu donner à notre liste, parce qu’un des enjeux des élections municipales, le 9 mars prochain, à Alfortville comme ailleurs, sera d’exprimer la révolte de toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de voir leur situation se dégrader à cause du chômage, de la précarité, de l’insuffisance de leurs revenus alors que les prix des produits ou des biens les plus nécessaires flambent.

Cette situation, nous ne pensons pas qu’elle soit une fatalité. Elle résulte de la politique que mènent depuis des années des gouvernements dont la seule préoccupation a été de servir les intérêts du grand patronat et des plus riches. Qu’ils soient de droite ou du Parti socialiste. La pauvreté s’est accrue dans le même temps que les profits des sociétés cotées à la Bourse ont battu des records, les services publics se sont dégradés alors que les privilégiés se sont vu accorder toujours plus de moyens de réduire leurs impôts ou leurs cotisations sociales.

L’unique objectif des réformes que veulent aujourd’hui mener à terme les Sarkozy, Fillon et Parisot du Medef, c’est de réduire à la précarité l’ensemble du monde du travail pour tirer tous les salaires à la baisse, empêcher les couches populaires de défendre leurs droits à profiter des richesses qu’elles sont les seules à créer, leur droit à une existence digne, tout simplement.

Retraites, temps de travail, garanties d’emploi et de salaire, tous les acquis sociaux qui limitaient la rapacité des classes possédantes et qu’avaient gagnés les générations précédentes par leurs luttes, sont aujourd’hui menacés. Nous ne voulons pas « travailler plus » et plus longtemps pour gagner moins.

Nous sommes partie prenante de toutes les luttes par lesquelles les travailleurs, avec ou sans emploi, s’opposent à une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie. Nous voulons agir localement pour que ces luttes puissent se développer et converger dans un mouvement d’ensemble, seul à même de stopper la régression sociale, d’imposer l’interdiction des licenciements, l’embauche massive dans les services publics, l’augmentation générale des salaires et des minima sociaux afin que personne ne puisse vivre avec moins de 1500 euros nets par mois.

Solidarité, parce que nous ne voulons pas non plus que ceux parmi nous qui n’ont pas les droits les plus élémentaires de citoyens parce qu’ils n’ont pas de papiers, continuent à être en butte aux rafles policières et au mépris des autorités. Parce que nous défendons le droit de tous à un logement, à des papiers et aux droits qui leurs sont liés.

Ce combat, nous le mènerons bien évidemment aussi pour tout ce qui concerne la commune d’Alfortville. Nos élus, se feront les relais des mobilisations sociales comme de l’exigence légitime des habitants d’Alfortville à une existence digne et à l’amélioration de leur cadre de vie face à une municipalité qui a tant de fois montré son mépris à l’égard des plus pauvres.

Nous ne prétendons pas pouvoir changer les choses à nous seuls, nous avons besoin au contraire de votre soutien, mais aussi de vos initiatives, de vos idées, de votre volonté de faire vivre une démocratie réelle et transparente, de faire entendre la voix et les exigences de tous ceux qui ne peuvent compter que sur leur travail pour vivre, sur leur solidarité et sur leur dignité pour résister.